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L’avocat contient des vitamines (B1, B2, B3, B5, B6, B9, C, E, K), des sels minéraux (cuivre, fer, magnésium, phosphore, potassium) et des oligo-éléments (manganèse, zinc).

L’avocat contient en lui tous les ingrédients pour une belle peau et des cheveux éclatants. Sa forte teneur en cuivre assure la production de collagène, qui structure et répare les tissus de l’organisme. Le phosphore renforce les dents et participe, comme la vitamine B2, à la croissance et à la régénérescence des tissus. La vitamine E est un puissant antioxydant qui protège la membrane des cellules. La vitamine B9 joue un rôle primordial dans la production des nouvelles cellules.

L’avocat est riche en anti-oxydants, notamment en proanthocyanidines autrement connus sous le nom de « tannins ». Selon le docteur Julian Whitaker, les proanthocyanidines sont les antioxydants les plus efficaces, et leur action est vingt fois plus puissante que celle de la vitamine C et cinquante fois plus que celle de la vitamine E.

On les trouve principalement dans les pépins de raisins. Ces anti-oxydants protègent le corps des radicaux libres (pollution, tabac, alcool…) et le vieillissement prématuré. Il s'agit donc d'antioxydants précieux.

La consommation d’avocat permet d’améliorer l’assimilation des caroténoïdes (bêta-carotène et lycopène). En résumé, pour avoir un joli teint hâlé, ajoutez des carottes et de l’avocat à vos menus !

Voici un petit truc pour toutes celles qui ont la peau sèche ou déshydratée en hiver : courez au rayon fruits et légumes, et croquez dans un avocat ! La consommation d’avocats maintient une bonne hydratation de l’épiderme. De plus, ce fruit est naturellement riche en acides gras mono-insaturés qui nourrissent les cellules de la peau. L’avocat est votre meilleur allié pour retrouver une peau resplendissante et soyeuse .

Masque hydratant avocat-huile d’amande douce : mixez 1/2 avocat avec quelques gouttes d’huile d’amande douce. Appliquez pendant 30 min sur le visage et rincez à l’eau tiède.

Masque nourrissant avocat-carotte : mélangez 1/2 avocat mixé, 1/2 carotte cuite mixée, 2 c. à s. de crème fraîche épaisse et 3 c. à c. de miel. Appliquez sur le visage et le cou pendant 10 à 15 min et rincez à l’eau tiède.

Masque revitalisant avocat-miel : mixez 1/2 avocat et 2 c. à s. de miel. Laissez agir 5 min et rincez.

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La rosacée est une affection du visage qui touche 2 à 3% des adultes, elle provoque des rougeurs, des boutons et des pointes de pus. La rosacée est une affection chronique pour laquelle les traitements sont très efficaces. Les antibiotiques permettent de traiter les boutons alors que les lasers vasculaires éliminent les rougeurs.

Mise à jour scientifique : décembre 2015

La rosacée est une affection inflammatoire de la peau du visage touche 2 à 3% des adultes, sa cause reste inconnue. La rosacée est caractérisée par une dilatation des vaisseaux sanguins, des bouffées de rougeur et de chaleur intenses et brèves, des petits boutons rouges et des pointes de pus.

L’exposition solaire, les facteurs émotionnels, les changements de températures ont un rôle aggravant.

La rosacée est une affection chronique et persistante pour laquelle il n’existe pas de traitement définitif.

Néanmoins, traitements antibiotiques et lasers ont démontrés leur efficacité pour réduire les poussées de boutons gênants, les rougeurs permanentes et les flush.

La cause de la rosacée est inconnue, elle fait intervenir une composante vasculaire (liée aux vaisseaux) et une inflammation, qui sont intimement liées. De nombreux éléments mettent en cause une anomalie des vaisseaux sanguins, en particulier la couperose. Des facteurs déclenchant encore non-élucidés seraient à l’origine de la susceptibilité des vaisseaux sanguins de la peau à se dilater. Les lésions inflammatoires surviennent sur fond de rougeurs. Les hypothèses incriminant un parasite de la peau (Démodex) et une bactérie infectant l’estomac (Helicobacter pylori) dans la rosacée n’ont jamais été prouvées. La rosacée n’est pas une affection contagieuse, mais les antibiotiques sont efficaces par leur action anti-inflammatoire.

Il existe une multitude de facteurs pouvant aggraver une rosacée déjà installée. Les facteurs provoquant les bouffées de chaleur (bouffées vasomotrices) sont : l’alcool, l’exercice physique, les températures élevées ou basses, les boissons chaudes, la prise de certains médicaments ou de certains aliments, les épices et le stress. La rosacée est aussi aggravée par l’exposition solaire et les rayons ultra-violets.

Il existe une composante héréditaire, on retrouve des familles avec des membres atteints sur plusieurs générations, un lien génétique direct n’a cependant jamais été démontré.

Forme vasculaireLes bouffées de chaleurs (ou « flush ») provoquent une rougeur de la partie centrale du visage avec une sensation de chaleur. Elles peuvent s’étendre à tout le visage, aux oreilles et au cou, et s’accompagner de larmoiements. Ces bouffées vasculaires sont déclenchées par des facteurs émotifs, des changements brutaux de températures, l’ingestion d’aliments épicés, de boissons chaudes, la prise d’alcools ou encore l’exposition solaire.

Les bouffées vasculaires s’accompagnent de rougeurs permanentes (érythrose) du visage, en particulier le nez, les joues, le front et le menton). On observe éventuellement des vaisseaux sanguins dilatés visibles sur les joues et sur le nez (couperose). Le pourtour de la bouche et des lèvres sont généralement épargnés.

Sur fond de rougeur et de couperose, apparaissent des boutons rouges (papules) et des pointes blanches (pustules) sur les joues, le nez, le front et le menton. Cette forme est le plus souvent accompagnée de bouffées de chaleur. Les boutons apparaissent par poussées durant plusieurs semaines. Ils ne laissent pas de cicatrices. Dans de rares cas, la rosacée peut s’accompagner d’un gonflement ou œdème du visage.

C’est une forme rare touchant presque exclusivement les hommes. Dans cette forme, s’installe un épaississement progressif de la peau du nez. Dans les cas évolués, le nez est épaissit, rouge déformé, c’est le rhinophyma.

Dans certains cas, la rosacée peut toucher les yeux (paupière, conjonctive, cornée). Cela provoque des rougeur des paupières (blépharite) et des conjonctives (conjonctivite), une sécheresse oculaire (xérophtalmie) voire même une atteinte de la cornée (kératite). Les patients se plaignent souvent de sensations de corps étranger dans l’œil.

Le diagnostic de rosacée est en général facile pour le dermatologue.

Dans certains cas, le dermatologue peut hésiter avec les diagnostics suivants :

– L’acné : elle se différencie de la rosacée par la présence de comédons (points noirs et élevures couleur peau), la prédominance à un âge plus jeune, et l’absence de bouffées vasomotrices.

– La dermite péri-orale : Cette affection prédomine chez les femmes et se caractérise par la survenue de boutons et de pointes de pus autour de la bouche. Elle survient en général suite à l’utilisation de dermo-corticoïdes au long cours.

D’autres affections plus rares doivent être distinguées de la rosacée :

– La démodécidose est une affection caractérisée par la survenue de boutons et de pointes de pus autour des yeux et du nez. On l’observe souvent chez les femmes qui utilisent des cosmétiques occlusifs qui provoquent la prolifération d’un parasite de la peau (le démodex), parfois chez des sujets dont les défenses de l’organisme sont amoindries (immunodéprimés).

– Le lupus miliaire de la face – c’est une affection rare ou il n’y a pas de pointes de pus, mais plutôt des petits boutons surélevés disséminées au visage.

– Les folliculites à germes gram négatifs – Il s’agit en général d’une complication des traitements antibiotiques prolongés de l’acné.

On distingue 4 stades évolutifs :

– Stade 1 : Bouffées de chaleurs, flush ou bouffées vaso-motrices.

– Stade 2 : Erythro-couperose.

– Stade 3 : Phase inflammatoire avec boutons et pointes de pus.

– Stade 4 : Rhinophyma ou phase hypertrophique d’épaississement des tissus du nez.

Chaque patient à un profil particulier, certains restent au stade 1 ou 2 tandis que d’autres passent au stade 3. La plupart des patients n’évoluent pas vers le stade 4 qui touche seulement les hommes.

Il existe des traitements locaux (topique) et par voie générale ayant prouvé leur efficacité dans le traitement des différentes formes de la rosacée. Les antibiotiques ou antifongiques par voie orale ou locale permettent d’éliminer les boutons rouges et les pointes de pus. Les lasers vasculaires permettent de se débarrasser des rougeurs. Les lasers de remodelage (CO2, erbium) sont utiles pour traiter les formes qui comportent une déformation du nez. Le traitement d’attaque doit-être suivi d’un traitement d’entretien, une prévention des facteurs de risque est aussi nécessaire (exposition solaire). Les cosmétiques apportent un confort quotidien, permettent de masquer les lésions et offrent une protection solaire.

Le traitement des boutons et des pointes de pus fait appel aux antibiotiques locaux et généraux. Les séances de laser vasculaire réduisent la nécessité de cures antibiotiques itératives.

– Metronidazole (0,75%) sous forme de crème, gel ou émulsion (Rozex ®). Il peut être utilisé dans les rosacées modérées ou en combinaison avec les antibiotiques oraux dans les cas plus sévères. Le traitement peut être intermittent ou au long cours.

– Acide azélaïque (15%) en gel (Finacea®) est également efficace, en particulier sur les boutons rouges et les pointes de pus.

– Le péroxyde de benzoyle, la dalacine topique et l’érythromycine locale sont parfois utilisés avec un certain succès pour combattre les boutons rouges.

– Les crèmes contenant des corticoïdes locaux sont contre-indiquées dans la rosacée. Elles réduisent rapidement l’inflammation et la couperose, mais aggravent la rosacée et entrainent une dépendance.

Traitements par voie générale

– Les antibiotiques de la famille des tétracyclines éliminent les boutons. Les plus utilisés sont la doxycycline (100 mg/j) et la lymécycline (300 mg/j). En France, seule la doxycycline possède une autorisation de l’agence du médicament (A.M.M) pour le traitement de la rosacée. Ces antibiotiques réduisent les papules, les pustules ainsi que les signes et symptômes oculaires de la rosacée. Ils sont prescrits pendant une durée de 6 à 12 semaines, parfois en association avec le métronidazole local. La dose et la durée de ce traitement dépend de la sévérité de la rosacée. Ce traitement antibiotique ne guérit pas la rosacée, mais il a un effet suspensif. Des cures ultérieures sont généralement nécessaires pour traiter les poussées. Les séances de laser vasculaire permettent souvent de réduire la fréquence des traitements antibiotiques.

– Metronidazole oral (500mg/j) à dose dégressive au bout d’un mois, pour une durée de traitement entre 2 et 6 mois. Le metronidazole est surtout efficace sur les lésions inflammatoires de la rosacée. Comme les cycline, ce traitement n’est pas curatif mais plutôt suspensif de la rosacée.

Isotrétinoïne : Dans certains où les antibiotiques oraux sont inefficaces ou mal tolérés, l’isotrétinoïne orale peut constituer une alternative. Pour la rosacée, l’isotrétinoïne est utilisée à faibles doses et au long cours. L’isotrétinoïne à des effets secondaires qui nécessitent une vigilance particulière au cours du traitement, particulièrement chez les femmes, car ce médicament est tératogène.

Les lasers vasculaires (laser à colorant pulsé, laser KTP) et les lampes intenses et pulsées (LIP) sont très efficaces pour éliminer les rougeurs (érythrose) et les vaisseaux dilatés (couperose) de la rosacée. Le traitement par laser vasculaire permet la disparition des flush et bouffées de chaleur dans un cas sur trois. L’élimination des vaisseaux permet souvent aussi d’espacer les cures antibiotiques.

Il faut en général deux à six séances de laser pour atténuer les rougeurs de 60 à 80%. Cela dépend beaucoup de l’appareil utilisé (laser à colorant pulsé, laser KP, lampe intense et pulsée) mais aussi du réglage de l’appareil.

Laser à colorant pulsé (585nm) – c’est le traitement de référence

Il faut compter 2 à 6 séances de traitement pour obtenir une amélioration de 60 à 80%. Le traitement est un peu douloureux, mais en général très supportable. On ressent de petites brûlures. Il faut compter 250 à 400 impacts pour traiter un visage entier.

Le laser KTP et les lampes intenses et pulsées donnent aussi de bons résultat dans des mains expertes. Le laser KTP est plus douloureux, il ne laisse pas de marques violettes mais un gonflement est habituel après la séance.

Il faut souvent attendre deux mois après une séance pour apprécier les résultats qui ne sont vraiment probants qu’après plusieurs séances.

Les béta bloqueurs, sont parfois utilisés dans le traitement des bouffées vaso-motrices, leur efficacité est relative et inconstante

La clonidine (agoniste des récepteurs adrénergiques a2) réduit la dilatation vasculaire qui induit le « Flush ». Les effets secondaires de ce médicament comportent une hypotension artérielle, des troubles gastro-intestinaux, une sécheresse oculaire et une baisse de la fréquence cardiaque.

La prise d’antibiotique pourra vous être recommandé (tétracycline) dans certains cas.

La blépharite et la conjonctivite sont les plus fréquentes. En cas de sensation de corps étranger dans l’œil, les soins oculaires sont utiles :

La rosacée oculaire s’accompagne souvent de crôutelles les le long des rebords ciliaires.

Il faut masser délicatement les rebords ciliaires avec une compresse en coton non tissé, humidifiée et imbibée d’une goutte de shampooing pour bébé (qui ne pique pas les yeux), puis rincer à l’eau tiède.

Les bains ophtalmiques sont utiles – avec une compresse spéciale pour les yeux, trempée dans de l’eau tiède (30°) bouillie, laisser les compresses 10 minutes sur les yeux, puis nettoyer ensuite les rebords ciliaires en frottant délicatement.

Un humectant oculaire du type Celluvisc® est très utile.

Les cosmétiques sont utiles pour hydrater la peau, améliorer le confort et le suivi des traitements.

Les produits spécifiques sont en général étudiés pour être supportés par des peaux intolérantes. Il faut éviter les crèmes parfumées et certains conservateurs. Les crèmes cosmétiques spécifiques de la rosacée procurent un certain confort. Les cosmétiques sont ainsi formulés pour leur tolérance, ils améliorent les sensations de brûlures – Eucerin anti-rougeur, Bioderma – Crealine AR et Créaline teintée anti-rougeur, Rosaliac – La Roche Posay, Avène – Crème anti-rougeur…

Les cosmétiques couvrant permettent de masquer les rougeurs et les lésions affligeantes, ils contiennent souvent un écran solaire très utile. Un fond de teint correcteur couvrant de couleur verte permet de masquer les rougeurs les plus visibles (couvrance stick vert Avène, Vichy dermablend) et un fond de teint de la couleur de la peau (couvrance avène, Vichy dermablend) ou une poudre peuvent ensuite être appliqués.

Il faut privilégier les nettoyants non-parfumés pour peaux sensibles (crealine TS Bioderma, solution micellaire physiologique La Roche -Posay, solution micellaire avène) pour le nettoyage quotidien du visage.

L’utilisation d’un écran solaire haute protection (SPF 50) est essentiel pour éviter l’aggravation des rougeurs au soleil et les complications liées à la prise d’antibiotiques photosensibilisants.

Il faut éviter de frotter la peau du visage, se protéger du soleil et proscrire les bains de soleil.