Métal, de P.Manoury par les percus de Rueil

Concert
Date: samedi 10 décembre 2011 17:30

Lieu: Auditorium des Avelines

  

Dans le cadre de  l'année de la percussion

au Conservatoire de Saint-Cloud

 

 Photos : Jean-Christophe Dehan

Les élèves de la classe de

Eve Payeur

professeur de percussions au CRR de Rueil-Malmaison

présentent

  

METAL

(1989/1995)

de Philippe Manoury

Biographie de Philippe Manoury sur le site de l'IRCAM

 

 PROGRAMME

Le livre des claviers
mouvements I,II, IV, V
 
Quatuor de marimba
  

 Éléna Beder,

Meng Ching Chang,

I Chien Hsieh, 

Bastian Pfefferli

 

 

Solo de vibraphone
 

Quentin Dubreuil

 

Duo de marimba
 

Gaspar José,

Matthieu Prat

 


METAL

Sextuor de Sixxens
 

Nathan Bedel,

Gaspar José,

Corentin Marillier,

Bastian Pfefferli,

Matthieu Prat,

Ismaêl Riveros

  


Direction: Philippe Manoury
 

 

SIX-XENs

 

En 1979, à la demande des 6 musiciens des Percussions de Strasbourg, le compositeur grec Iannis Xenakis (1922-2001) composait les Pléïades,  en référence aux sept servantes (planètes) d'Artemis (la lune) qui ne  sont plus que six après la disparition d'Electre (transformée en  comète). Xenakis fit fabriquer pour cette occasion un instrument de  percussion metallique au timbre très riche et inharmonique, rappelant les Gamelans  indonésiens ou les cloches rituelles utilisées partout dans le monde.Il baptisa cet instrument du chiffre Six accolé aux trois premières lettres de son nom Xen. C'est donc en hommage à Xenakis que dix ans plus tard  et pour les mêmes musiciens, le compositeur Philippe Manoury composa  METAL en utilisant les instruments créés pour servir les Pléïades.

  

 

Présentation de “Metal” par Philippe Manoury.


 

À la demande des Percussions de Strasbourg, je devais initialement écrire une œuvre pédagogique. Le projet s'est ensuite transformé en une suite de six pièces. Le solo de vibraphone ainsi que le duo de marimbas qui figurent dans ce cycle peuvent être joués séparément. Deux autres mouvements sont constitués par un duo de marimbas joué à deux, quatre instrumentistes et deux jeux de gongs thaïlandais (ou de cloches-plaques). Mais l'élément le plus motivant pour moi a été la découverte des sixxens (métalophone construit pour Iannis Xenakis dont les caractéristiques sonores échappent aux normes habituellement rencontrées dans la lutherie occidentale. Les sons fortement inharmoniques de ces instruments m'ont suggéré des méthodes de composition tout à fait différentes, puisque la hauteur (donc l'harmonie, l'intervalle) n'est plus un élément d'identification.

Les instruments ne sont pas accordés suivant une norme unique et ne donnent pas le même sons suivant qu'on les frappe piano où forte, le jeu des ressemblances, des réponses, des miroirs, des oppositions ou des polyrythmies s'en trouve fortement complexifié.

« Tout corps sonore mis en œuvre par le compositeur est un instrument de musique » a écrit prophétiquement Berlioz dans son Traité d'instrumentation. Je ne serai pas fâché si je pouvais prouver, aujourd'hui, qu'il avait diablement raison.

 

Né à Tulle en 1952, Philippe Manoury a étudié le piano (avec Pierre Sancan) puis, à l'École Normale de Musique de Paris, l’harmonie et le contrepoint, ainsi que la composition (avec Gérard Condé et Max Deutsch). Enfin, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, il compléta son cursus avec Claude Ballif (analyse musicale) et Ivo Malec et Michel Philippot (composition). Alors que, dès l'âge de 19 ans, il participait aux principaux centres où se diffusait la musique contemporaine (Royan, La Rochelle, Donaueschingen, Londres…), la première
audition de Cryptophonos, en 1974, par Claude Helffer, le signala au public. Installé au Brésil de 1978 à 1981, il y donna cours et conférences dans différentes universités (Sao Paulo, Brasilia, Rio de Janeiro, Salvador).
Revenu en France en 1981, Philippe Manoury fut invité par l'IRCAM où, depuis lors, il n’a cessé d’oeuvrer comme chercheur, compositeur et professeur. Associé au mathématicien Miller Puckette, ses recherches ont porté sur l'interaction, en temps réel, entre instruments acoustiques et nouvelles technologies liées à l'informatique musicale. De ces travaux, allait naître Sonus ex machina, cycle de pièces interactives pour différents instruments : Jupiter, Pluton, La Partition du Ciel et de l'Enfer et Neptune.
Responsable, entre 1983 et 1987, de la pédagogie à l'Ensemble intercontemporain, Philippe Manoury a enseigné la composition et la musique électronique au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon de 1987 à 1997. Il a également animé de nombreux séminaires de composition en France et à l'étranger (Etats-Unis, Japon, Finlande, Suède, République Tchèque, Canada). De 1995 à 2001, il fut compositeur en résidence à l’Orchestre de
Paris, puis, de 2001 à 2003, à la Scène nationale d’Orléans, alors que, de 1998 à 2000, il avait conduit l’Académie Européenne de Musique du Festival d’Aix-en-Provence. Depuis l’automne 2004, il enseigne à l’Université de Californie de San Diego. Philippe Manoury a été joué dans les principales capitales (Amsterdam, Berlin, Bratislava, Helsinki, Moscou, Oslo, Saint- Petersbourg, Tokyo, Vienne,) et bénéficie de l’estime de hautes personnalités
: Pierre Boulez, dédicataire et créateur de Sound and Fury à la tête du Chicago Symphony Orchestra et du Cleveland Orchestra, et interprète de plusieurs de ses oeuvres ; Esa-Pekka Salonen qui, à la tête de l’Orchestre de Paris, donna la première audition de Noon (2003) ; ou Kent Nagano qui, conduisant le Bayerische Staatsorchester, créa Abgrund (2007). Sa musique pour ensemble a été commandée et créée par d’éminentes formations : Ensemble intercontemporain (Identités remarquables, en 2005 à Paris), Ensemble Modern (Strange ritual, en 2005, au Japon) ou Orchestre Poitou-Charente (Terra ignota, en 2007, à Niort et à Paris).
Si on s’en tient aux seules oeuvres récentes, on constate que, pour Philippe Manoury, la voix est un chemin privilégié de l’expression : seule (Cruel Spirals, en 2007), en ensemble (On Iron en 2006 et Trakl Gedichte en 2007 marquent un compagnonnage avec Accentus) et sous forme opératique (60e Parallèle, en 1998 à Paris, au Théâtre du Châtelet ; K…, d’après Der Prozeß de Kafka, en 2001 à l’Opéra national de Paris ; La Frontière, en 2003 à la
Scène Nationale d’Orléans).
La SACEM a triplement honoré Philippe Manoury : Prix de la musique de chambre (1976), Prix de la meilleure réalisation musicale pour Jupiter (1988) et Grand Prix de la musique symphonique (1999). Grand Prix de composition de la Ville de Paris 1998, il a vu son opéra K… recevoir le Grand Prix de la SACD (2001), le Prix de la critique musicale (2001) et le Prix Pierre Ier de Monaco (2002).

 

Adresse
30 ter Bd de la République, 92210 Saint Cloud, France

 

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  • samedi 10 décembre 2011 17:30
 

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